
et quitter ces endroits de soi où l'on se sent si seul, impuissant, anxieux, coincé
Anxiété
Comme s'il se vivait un danger, à l'intérieur, qu'on ne peut pas fuir, auquel on ne peut pas faire face, parce qu'on ne s'en sent pas les capacités, parfois pétrifié.
On est coincé dans le danger, comme par le passé.
J'ai un problème
Le problème n'est pas le problème : un déclencheur réactive une blessure du passé. Il peut s'agir d'un regard, d'une remarque, d'une odeur, d'une attitude que "nos capteurs" perçoivent comme menaçant, souvent hors de notre champ de conscience.
Et là apparaissent les tensions physiques, ou le figement, on se sent comme pétrifié.
On aurait envie de les ignorer, les rejeter : "c'est bon, ça va aller", mais avec le temps ça empire.
Pourtant j'ai eu une enfance normale
enfin, c'est pas si grave
Pourtant si, c'est grave.
Laisser pleurer un enfant, c'est grave.
Ne pas considérer ses peines, ses souffrances, parce que soi-même on souffre, c'est grave.
Se comporter avec lui de manière imprévisible voire dangereuse, c'est grave.
Ne pas le voir pour qui il est, pour ce qu'il vit, c'est grave.
Ne pas le soutenir, l'encourager, croire en lui, c'est grave.
L'aimer "à condition qu'il réponde aux attentes", c'est grave.
Ne pas écouter, respecter ses peurs, sa sensibilité, c'est grave.
Ne jamais être pleinement présent pour lui, l'écouter, se mettre à sa hauteur, c'est grave.
Ne pas le rejoindre, pour qu'il se sente compris, c'est grave.
Etre un parent sévère, rigide, en incapacité de s'accorder à son enfant, c'est grave.
Parce que l'enfant doit alors se conformer, se nier, être vigilant aux attitudes annonciatrices de danger, n'a pas sa place, n'est pas vu, pas soutenu tel qu'il est, et que cela crée un vide profond, à l'intérieur, le sentiment de ne pas compter, de ne pas suffire. Jusqu'à la résignation jusqu'à la terreur.
Ne pas suffire, c'est risquer d'être rejeté. Et un enfant rejeté, sans personne pour prendre soin de lui est un enfant en danger de mort. C'est bien ce qui se vit, à l'intérieur de lui, ce danger de mort. Alors l'enfant, vulnérable, met en place des mécanismes d'adaptation précoces : de l'hypervigilance, des croyances sur lui, sur les autres, sur le monde, du contrôle. Il refoule ses émotions saines pour ne pas sentir, pour ne pas montrer, pour se protéger.
Alors c'est la double peine
"J'ai eu une enfance normale, avec un père reconnu dans sa profession, une mère à la maison et pourtant je ne vais pas bien. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?"
à regarder de plus près
Vous diriez que vos parents étaient à vos côtés, disponibles, soutenants, encourageants quand vous rencontriez une difficulté, quand vous vouliez expérimenter hors de leur champ d'appétence ? Ou plutôt qu'il valait mieux ne pas risquer de les décevoir ?
Vous diriez qu'ils ont plutôt fait "comme pour vous" ou "comme pour eux" ?
Quitter ces endroits sombres
Le réflexe naturel est de chercher à éliminer la menace extérieure plutôt que se tourner vers sa souffrance intérieure. Mais l'évitement n'est pas résolutoire, il demande d'éviter et contrôler toujours plus, jusqu'à épuisement.
Quitter ces endroits sombres, c'est comme vider un réservoir de douleur.
Quitter les endroits sombres, c'est accepter de s'ouvrir à soi-même, c'est se rencontrer. Rencontrer les parts de soi souffrantes du passé, qu'on a comme "mises à la cave" pour ne plus sentir ce que ça fait d'être terrifié, seul, coincé, impuissant.
Voir la souffrance de ces parts de soi "enfant", sentir de la compassion pour ce qu'elles ont vécu et reconnaitre, que ça s'est passé comme ça. Que les parents ont fait ce qu'ils ont pu, avec leurs propres blessures non traitées. Ce n'est pas les juger. C'est reconnaitre la souffrance qui s'est vécue à l'intérieur, une souffrance "pour de bonnes raisons", et être avec ce "petit soi" comme il aurait eu besoin, pour qu'il puisse enfin être vu, dans qui il est et dans ce qu'il a vécu.
Puis libérer chaque part de sa souffrance du passé et réaliser qu'elle n'avait aucune autre possibilité que celle-ci : ces peurs irraisonnées, ces jugements sur soi, ces attentes monstrueuses...
Alors, pas à pas, ces peurs, ces terreurs, cette hypervigilance, ces ruminations, cette faible estime de soi, ces tensions dans le corps et ce besoin de contrôle s'apaisent, remplacées par plus de clarté, de sécurité intérieure et de capacité à agir dans le monde.
Alors il devient possible d'être soi, dans sa vulnérabilité et dans sa puissance.

Mes accompagnements : en cabinet ou à distance
01
prenez soin
de votre histoire
et allez vers une vie
pleine de sens et d'énergie !
02
vibrez qui vous êtes
sentez-vous
aligné à ce qui fait sens !